Faisons le point sur notre propre environnement et particulièrement sur les secteurs 4 et 5.

Les antennes-relais sont un élément familier dans notre paysage et leurs implantations se multiplient au même rythme que leurs capacités croissantes.

Ce déploiement est encadré par la loi « Abeille » du 9 février 2015 (n°2015-136)

Cette loi renforce le rôle des maires :

-Ils reçoivent et mettent à disposition des habitants les dossiers d’information transmis par les exploitants.

-Ils peuvent exiger une simulation de l’exposition aux ondes émises.

-Ils peuvent exiger un état des lieux des installations existantes.

Les élus locaux sont représentés au sein du comité national relatif au niveau d’exposition du public.

La loi « Abeille » a confié à l’agence « ANFR », Agence Nationale des Fréquences, le rôle de surveillance de ces dispositifs en terme de conformité.

L’ANFR rapporte à l’agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement « ANSES » et du travail dans le but d’évaluer le risque sanitaire à l’exposition du public.

Le ministère de la santé apprécie les suites à donner à cette évaluation notamment en terme de seuil d’exposition à respecter. Le seuil défini est de 6V/m (seuil global incluant téléphonie,TV…).

Afin de s’assurer que ce seuil soit respecté, l’ANFR a défini un protocole qui s’initialise par des mesures de champs radioélectriques à la demande des habitants.

Cette demande est notifiée par l’habitant au travers d’un imprimé CERFA. n°15003*02 et

n°51733#02 (notice explicative) ou demande en ligne https://mesures.anfr.fr/#/

En terme de transparence, l’ANFR met à disposition des habitants un outil appelé « cartoradio »

https://www.cartoradio.fr .

Cet outil permet de localiser les antennes relais dans votre environnement incluant les mesures de champs réalisées à des points proches de chacune de ces antennes.

 

Pour couvrir les zones dites « grises », les opérateurs de téléphonie mobile multiplient l’implantation des antennes-relais dans notre secteur car ils estiment que le réseau n’est pas suffisant pour la montée en puissance des télécommunications.

Les maires n’ont quasiment aucun pouvoir face aux opérateurs qui n’hésitent pas à lancer des recours auprès du Tribunal Administratif contre les dispositions prises par les maires.

Ce qui a été typiquement le cas à Grenoble en 2018.

2018 :

Mise en service d’une antenne-relais SFR – 11 rue Elie Cartan.

-A 100 mètres d’une école, d’une halte-garderie et d’une MJC.

-Mise en service d’une antenne-relais Free – 62 Avenue Jeanne d’Arc.

-Création d’un collectif d’habitants soutenu par les signatures de plus de 600 habitants

-Campagne de mesures des champs électromagnétiques avec la participation et le soutien du service hygiène et salubrité de la Municipalité.

2019 :

Analyse des mesures qui indiquent des valeurs de 4 V/m.

  • Ces valeurs font partie des 10 % des personnes en France les plus exposées.

-07 juin -Instance de médiation en préfecture avec tous les opérateurs représentés

  • Débat sur les valeurs de champs mesurés.  

  • Free s’engage à corriger l’azimut des antennes pour diminuer le signal.

Une légère réduction du signal a été mesurée depuis.

  • A noter que SFR a proposé une action corrective après la tenue de cette instance .

Aucun retour de SFR à ce jour.

  • Un nouveau point sera fait début 2020 lors d’une nouvelle instance.

2020 :

Le correctif appliqué par Free, n’a aucun impact sur la réduction de la valeur du champ. Les dernières mesures de champ réalisées récemment indiquent plutôt une hausse.  

Nous venons d’apprendre qu’un deuxième opérateur (Bouygues) projette d’installer des antennes-relais au 11 rue Elie Cartan (SFR déjà implanté).

Impact sur notre environnement du déploiement de la 5G ?

Annexe:

Localisation des antennes et des mesures réalisées sur les secteurs 4 et 5.

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